Non, nos maraîchers ne doivent pas rembourser !
Ils se sont bien gardés de lancer le pavé dans la marre avant les élections européennes. Celles-ci passées, les oligarques bruxellois ont rouvert un vieux dossier : celui des subventions censément irrégulières de l'Etat perçues par des producteurs de fruits et légumes français entre 1992 et 2002. 300 Millions d'Euros devraient donc, selon Bruxelles, être remboursés par ceux qui les ont alors perçus, sans qu'on sache très bien d'ailleurs comment, dix ou quinze ans après, on pourrait calculer qui doit quoi, sans parler des agriculteurs partis à la retraite, ayant subi la faillite, ou encore décédés. Un vrai casse-tête dont Bruxelles a le secret.
Mais c'est sur le fond que cette affaire est scandaleuse. Elle est même triplement scandaleuse. Primo, nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Or si Bruxelles reproche à l'Etat français d'avoir distribué des subventions à des maraîchers en grande difficulté, Bruxelles ferait bien de s'interroger sur ce qui a poussé l'Etat à pallier ainsi les carences manifestes d'une politique agricole commune aux avantages par trop accaparés par de gros producteurs, céréaliers notamment ! Secundo, c'est au nom du dogme de la "concurrence libre et non faussée", et sans aucune vision de politique alimentaire ou d'aménagement du territoire, que Bruxelles agit, confirmant là l'obsession néo-libérale de ces technocrates alliés au capitalisme financier mondial. Tertio, la France est un pays souverain ; certes, nous sommes liés à nos voisins par des traités, et la politique agricole (ainsi que la politique commerciale) est très largement une compétence de l'Union Européenne. Mais nous n'avons jamais voté pour que l'Union Européenne interdise au peuple français de se gouverner, et, s'il le décide, d'aider ses maraîchers ! Il est dès lors scandaleux que Bruxelles veuille rançonner nos paysans, et subsidiairement que celui qui, au gouvernement, est censé les défendre, ait voulu obtenir un brevet de plus d'européïsme docile en faisant la courte échelle à l'U.E. ! Il est temps de se poser les vraies questions : pas celle de la démission de Bruno Le Maire, dont, franchement, tout le monde se moque. Mais celle des conditions que le peuple français doit exiger pour que notre pays se maintienne dans l'Union Européenne. Dimanche 9 Août 2009
Patrick TRANNOY
Dans la même rubrique :
Une campagne pour et vers le peuple - 17/12/2011Tribune collective sur rue89.com - 17/12/2011Une candidature "pédagogique" ? - 06/11/2011Découvrez le blog "lesrepublicainsavechollande" - 15/09/2011Cannabis, et si on parlait de l'essentiel ? - 03/07/2011Présidentielle 2012, le président du MRC Jean-Luc Laurent appelle aux parrainages pour Jean-Pierre Chevènement - 29/04/2011Une révolution de jasmin au parfum républicain - 18/01/2011
Commenter ? C'est simple comme un clic !
|
Pour recevoir la lettre électronique
Mes liens
Tags
agriculture
Allemagne
Brive
Brive centre
Bréniges
Cantonales 2011
Cap à Gauche
Catherine Gabriel
chômage
Corrèze
crise
Deshors
délocalisation
Ecole
Euro
Europe
François Hollande
front de gauche
gauche
industrie
Jean-Paul Denanot
Jean-Pierre Chevènement
jeunesse
laïcité
libre échange
Limousin
Merkel
Michel Da Cunha
MRC
Nicolas Sarkozy
OMC
Patrick Trannoy
Philippe Nauche
protectionnisme
PS
retraites
salut public
|
|
Blog de Patrick TRANNOY, militant républicain et socialiste.
|
|







Une campagne pour et vers le peuple




