Hommage à André Trannoy
Il y a seize ans, André Trannoy était, aurait-il sans doute dit, "rappelé à Dieu".
Mais au-delà de sa foi, il aura laissé l'empreinte d'une action hors du commun dans l'Histoire de France et la vie sociale. Les hommages les plus nobles ont été rendus à ce pionnier de l'action associative, qui conquit l'essentiel des droits acquis aujourd'hui par nos concitoyens en situation de handicap, avec l'Association des Paralysés de France. Jacques Chirac, Simone Veil, Jacques Barrot, et bien d'autres, nous ont écrit il y a seize ans des lettres témoignant de la reconnaissance d'un pays envers celui qui fut non seulement le principal pilier du combat des personnes handicapées au XXe siècle en France, mais la locomotive de tout le secteur associatif à vocation médico-sociale dans la France en reconstruction, après la seconde guerre mondiale. Depuis 2004, une place de Paris porte son nom, à l'initiative de Bertrand Delanoë, inaugurée par mon camarade Serge Blisko, en présence de mon ami Georges Sarre. Tous ces hommages, comme la légion d'honneur, le prix Lasker, l'ordre national du mérite, et toutes ces décorations qu'il avait oubliées au fond d'un carton jauni, au bas d'un placard, n'auraient pas beaucoup impressionné André Trannoy ! Lui qui avait bravé tous les tabous, tous les interdits, s'était lié d'amitié avec le Général de Gaulle, aussi bien qu'avec le député socialiste Cordonnier, mais toujours pour faire avancer la cause sociale, ne vivait pas pour être reconnu, mais pour agir, en vertu d'un altruisme total. Aucune barrière ne pouvait résister à cet amour des autres en action : ni son propre handicap, qui pour beaucoup aurait été insurmontable, ni la sclérose de la société. "Risquer l'impossible" : sa devise, dont il a fait une autobiographie... A un agent de l'Etat qui lui ordonnait de fermer un centre pour enfants handicapés faute de pouvoir en payer les dettes fiscales, parce que "c'était la loi", il répliqua : "c'est la loi ? alors nous allons la changer !". André Trannoy avait trouvé dans l'amour absolu de son épouse, Françoise, le plus sûr recours, aussi bien pratique que moral, à l'épreuve des obstacles dressés sur sa route. Elle l'a rejoint sept ans après sa mort, jour pour jour. Il était aussi un père et un grand-père... Son amour nous manque, son souvenir nous guide. Samedi 15 Mai 2010
Patrick TRANNOY
Dans la même rubrique :
Communiqué de presse - 01/02/2012Danielle Mitterrand : une résistante - 22/11/2011Soutien à François Hollande : l'AFP en parle - 10/11/2011Liberté ! - 26/09/2011
Cliquez pour voir le commentaires...
|
Pour recevoir la lettre électronique
Mes liens
Tags
agriculture
Allemagne
Brive
Brive centre
Bréniges
Cantonales 2011
Cap à Gauche
Catherine Gabriel
chômage
Corrèze
crise
Deshors
délocalisation
Ecole
Euro
Europe
François Hollande
front de gauche
gauche
industrie
Jean-Paul Denanot
Jean-Pierre Chevènement
jeunesse
laïcité
libre échange
Limousin
Merkel
Michel Da Cunha
MRC
Nicolas Sarkozy
OMC
Patrick Trannoy
Philippe Nauche
protectionnisme
PS
retraites
salut public
|
|
Blog de Patrick TRANNOY, militant républicain et socialiste.
|
|







Communiqué de presse




