Blog de Patrick TRANNOY

A.F.P. 1er Avril - URGENT - Le « Front Républicain » conclut un accord historique pour proposer aux Français un « changement VRAI » en 2012



A.F.P. 1er Avril - URGENT - Le « Front Républicain » conclut un accord historique pour proposer aux Français un « changement VRAI » en 2012
Historique. En ce 1er avril, toutes les forces progressistes ont réussi à s’accorder sur un programme politique et un gouvernement « de salut public » pour faire aux Français une offre « d’alternative républicaine, sociale et écologique » en 2012.

Artisan de ce vaste rassemblement Jean-Pierre Chevènement est aussi l’un des principaux rédacteurs du projet, ce qui n’est pas sans rappeler le « programme commun », dénommé plus tard « changer la vie », qui conduisit la gauche à la victoire en 1981. Mais la référence choisie (« Front Républicain ») vient de Pierre Mendes France et de la coalition qu’il a conduite au pouvoir en 1956.

Première force politique d’opposition aujourd’hui, le PS aura naturellement l’Elysée et Matignon, sans qu’on sache encore, dans le ticket Aubry / Hollande, qui occupera quelle fonction.

Mais la surprise vient du projet : décidé à rompre avec l’accompagnement social-démocrate de la mondialisation libérale, pour tenir pleinement compte du changement historique en cours avec la crise, le « Front Républicain » veut transformer l’Union Européenne en pointe avancée de la conquête sociale et environnementale, en comptant sur « la dynamique des peuples, et non la toise uniformisatrice de Bruxelles » selon M. Chevènement.

Cela devrait amener la France à « prendre la tête d’une grande coalition des Nations européennes qui veulent renouer avec le progrès, diminuer l’emprise du capitalisme financier sur les travailleurs, affirmer la spécificité des services publics, faire baisser le niveau de l’Euro pour aider les entreprises à exporter, introduire des écluses commerciales pour décourager le dumping, orienter les aides vers la production socialement et écologiquement responsable ». Au-delà de l’Europe, le « Front Républicain » propose « un nouvel arc mondial » pour « sortir de la tenaille sino-états-unienne », en nouant des partenariats approfondis avec la Méditerranée, la Russie, et l’Amérique latine.

Jean-Pierre Chevènement, en s’installant au Quai d’Orsay, devrait être l’artisan de cette nouvelle politique internationale, avec Jean-Luc Mélenchon aux affaires européennes.

Gérard Filoche est pressenti pour mener au Ministère du Travail la politique de « réhabilitation du travail, c’est-à-dire d’abord de la feuille de paye et du droit du travail », avancée dans le projet.

Henri Emmanuelli s’installerait à Bercy, pour mener, en étroite collaboration avec François Hollande, la grande réforme annoncée « de la justice et de l’efficience fiscale ».

Laurent Fabius et Ségolène Royal, quant à eux, devraient devenir respectivement Président du Sénat et Présidente de l’Assemblée Nationale.

Après la réorientation de la mondialisation libérale, l’emploi et les salaires, le projet met l’accent sur une grande priorité éducative « d’émancipation et d’égalité pour tous », qui devrait être conduite rue de Grenelle par Arnaud Montebourg, secondé par le jeune communiste Ian Brossat à l’Enseignement Supérieur.

Outre Ian Brossat, les communistes seraient présents en force au gouvernement : si Marie-George Buffet n’est pas annoncée (elle s’apprêterait à prendre la présidence d’un groupe parlementaire communiste porté à 40 députés), Pierre Laurent deviendrait Ministre de la Communication pour mener une grande réforme en faveur du pluralisme médiatique, et André Gérin Ministre de la Ville et de l’Intégration.

Bien sûr, « Europe Ecologie prendra toute sa part à la dynamique collective », ont annoncé Jean-Pierre Chevènement et Daniel Cohn-Bendit à l’issue d’une rencontre « de la réconciliation » au café du croissant, hier. José Bové est annoncé à l’Environnement, et Cécile Duflot à la Culture. Daniel Cohn-Bendit pourrait briguer une circonscription législative pour prendre la présidence d’un groupe écologiste substantiel).

En revanche, les écologistes ont accepté de ne pas détenir le portefeuille de l’agriculture et de la ruralité, qui serait confié au socialiste Jean-Paul Denanot.

Autre priorité du « Front Républicain », une grande politique du logement, de l’aménagement de l’espace et de grands travaux, confiée à Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann, à travers un tout nouvel « établissement public du progrès territorial » aux pouvoirs étendus, et que pourrait diriger le MRC Jean-Luc Laurent.

Outre la politique internationale à Jean-Pierre Chevènement, les républicains pourraient se voir confier la responsabilité d’une grande réforme de l’Hôpital et du système de soins, baptisée « santé pour tous, santé partout », un défi que relèverait le Dr Ladislas Polski.

L’originalité de la démarche tient aussi à la présence de gaullistes dans la coalition. Interrogé à ce sujet, Jean-Pierre Chevènement a déclaré « au-dessus de la gauche, au-dessus de la droite, il y a la République », immédiatement suivi par Martine Aubry, qui, dans un clin d’œil et un éclat de rire, en imitant le Général, a ajouté : « ce n’est pas la droite, la France ; ce n’est pas la gauche, la France ! ».

Ainsi, Nicolas Dupont-Aignant devrait prendre en main le Ministère de la Défense. On murmure aussi que Dominique de Villepin et François Bayrou s’apprêteraient à rallier la démarche, et à intégrer les équipes dirigeantes, mais Jean-Pierre Chevènement modère cette précipitation : « il faut d’abord adhérer au projet, tout le projet, rien que le projet », a-t-il rappelé.

Et c’est bien là la clé de cet étonnant succès : le rassemblement a été permis en plaçant le projet avant tout…

Et le « Front Républicain » s’inscrit dans la durée : outre les personnalités politiques connues appelées au gouvernement, la nouvelle coalition du progrès prépare déjà l’avenir, en annonçant « 200 candidats de moins de 40 ans » aux élections législatives de 2012.


Dernière minute : on vient d’apprendre que le NPA a décidé d’apporter « un soutien sans participation » à la démarche du « Front Républicain ».

Jeudi 1 Avril 2010
Patrick TRANNOY